Un père devrait se doit de montrer l’exemple, il a la lourde tâche de veiller sur ses enfants, les chérir et de veiller sur eux, au péril de sa vie. Mais il arrive que certains paternels n’échappent totalement à leurs devoirs pourtant d’ordre biologique.
Voici, en toute subjectivité, Top 10 des pires pères dans les animes, qui n’ont de « père » que le titre.
La vie humaine, tu dis ? Tu t’y connais très bien, n’est-ce pas ?
Shou Tucker
10 – Ging Freecs, Hunter X Hunter :
À dire vrai, Ging n’est pas une mauvaise personne en soi, au contraire, c’est même un gentil gars qui s’avère assez timide lorsqu’on le connaît un minimum. Il est nonchalant, têtu, solitaire et complètement léthargique.
Tout cela ne l’aide aucunement à endosser un rôle sérieux, et encore moins à remplir son rôle de père. En effet, il ne semble nullement se soucier de son fils Gon, ou plutôt, il ne cherche pas à influencer d’une quelconque manière la façon d’être de son fils, quitte à l’abandonner et à truffer le chemin qui les sépare d’un nombre incalculable d’énigmes, afin d’inciter Gon à se lancer dans une grande aventure pour espérer le rencontrer un jour.
Ce n’est pas forcément méchant de sa part, mais ce n’est clairement pas la meilleure façon d’élever un enfant. Fort heureusement, c’est la cousine de Ging, Mito Freecs, qui éleva Gon comme son propre fils.

Là où Ging a clairement dépassé les limites du raisonnable, c’est lorsqu’il a appris les blessures mortelles de son fils et n’a manifesté aucune émotion notable. Une attitude indigne pour un père, et ce, peu importe la philosophie qui l’inspire.
9 – Endeavor, My Hero Academia :
Fou de rage de n’être que le numéro 2 derrière All Might, Endeavor comprit qu’il ne serait jamais qu’un pâle reflet de son rival. Il lui fallait donc trouver un autre moyen d’assouvir son obsession de surpasser le numéro 1. Si lui n’y parviendrait pas, l’un de ses enfants en serait peut-être capable, à condition de faire les sacrifices nécessaires. Il prit alors pour épouse une utilisatrice d’un alter de glace et engendra plusieurs enfants.

Son succès le plus éclatant, selon lui, fut Shoto. Longtemps, il considéra ses enfants comme des armes plutôt que comme sa progéniture. Sa femme fut traumatisée à vie, et ses enfants avec elle. Ce qui s’ensuivit n’est autre qu’une famille brisée. Cette souffrance familiale collective prendra une tournure dramatique lorsque le fils que l’on croyait mort refera surface.
Ayant pris conscience de sa folie, Endeavor tente aujourd’hui de se racheter. Mais est-ce suffisant pour effacer une vie entière de douleur et de traumatismes ?
8 – Vinsmoke Judge, One Piece :
Véritable génie du mal, Judge faisait partie des « MADS », une équipe d’élite réunissant la fine fleur des scientifiques de leur temps aux côtés de Vegapunk, Caesar Clown et Queen.
Roi du royaume de Germa, son pays est considéré comme une nation terroriste, car il cherche à dominer le North Blue. Cette volonté vorace de domination démontre une nature prompte au mal, mais c’est lorsqu’il eut l’idée saugrenue de modifier génétiquement ses propres enfants pour en faire des machines à tuer, sans empathie, que la cruauté de Judge éclate au grand jour.
Quel père ferait une chose pareille ? Pas un bon, en tout cas.

De plus, l’un de ses enfants fut une victime directe de son esprit tordu, notre cuistot préféré, tous animes confondus, Sanji. Considéré par son paternel comme un échec, ce dernier n’hésite pas à l’humilier, l’emprisonner, le briser psychologiquement et à l’utiliser pour son propre intérêt, notamment lorsqu’il a voulu sceller une alliance avec l’impératrice Big Mom.
7 – Charles Zi Britania, Code Geas :
Empereur du Saint Empire de Britannia, Charles zi Britannia est froid, autoritaire, calculateur, imbu de lui-même et intérieurement hideux, en somme, tout ce qui caractérise un dictateur assoiffé de pouvoir.
En plus de son statut de leader suprême, il possède un pouvoir des plus terrifiants qui lui permet d’accentuer son règne : le Geass, le pouvoir des rois, capable de supprimer les souvenirs.

Père de nombreux enfants, il ne semble leur prêter aucun intérêt, les considérant comme de simples instruments au service de l’Empire. Victimes d’un complot familial, Lelouch et sa sœur Nunnally en ont particulièrement souffert, déshérités, manipulés, ils n’ont été que les pions d’un homme pour qui seul comptait son véritable amour, Marianne. La vengeance de Lelouch mettra fin à ce règne indigne, et tout est mal qui finit mal.
6 – Dario Brando, Jojo’s Bizarre Adventure :
Il s’agit du paternel de l’un des méchants les plus iconiques de la japanimation, le tristement célèbre Dio Brando. Dario est introduit dans le récit de JoJo’s Bizarre Adventure comme une personne perfide, dénuée de morale et d’éthique. Sa première apparition donne le ton : il tente de dépouiller George Joestar, qu’il croit mort dans un accident, sans même chercher à lui porter secours.
Ironie du sort, George est encore en vie et, prenant Dario pour son sauveur, il décide de le remercier en acceptant d’élever Dio comme son propre fils.

Dario est vil, très vil. Il est la cause directe du traumatisme de Dio alors que celui-ci n’est encore qu’un enfant. Selon les dires de Dio lui-même, il serait également responsable de la mort de sa propre femme, autrement dit la mère de notre futur sociopathe.
Alcoolique invétéré, il tabasse son fils et n’hésite pas à lui soutirer le peu d’argent qu’il gagne pour s’offrir son breuvage préféré. Autant dire que Dio finira par se venger. Avec l’aide d’un charlatan chinois, il empoisonne son père et le regarde mourir à petit feu. Décidément, il n’y en a pas un pour rattraper l’autre.
5 – Hanma Yuujiro, Baki :
La famille Hanma est pour le moins unique, elle abrite des individus monstrueusement forts. Mais Yuujiro est un cas spécial, même en son sein.
Père de Baki et de Jack Hanma, Yuujiro est un être vil, dépourvu de compassion, narcissique et dominateur. Mais ce n’est pas tout, ce monstre doté d’une force hors du commun se prend pour une bête prédatrice en quête de proies de choix.
Ironie du sort, George est encore en vie et, prenant Dario pour son sauveur, il décide de le remercier en acceptant d’élever Dio comme son propre fils.

Ce qui lui vaut amplement sa place dans ce classement, c’est d’avoir assassiné sans scrupules la mère de Baki et d’avoir manipulé ce dernier pour en faire un adversaire à sa hauteur, dans le seul but de pouvoir le défier. Cet ogre vorace, toujours en quête de castagne, usera de tout pour assouvir son désir de combat, quitte à torturer et tuer ses propres proches.
4 – Diavolo, Jojo’s Bizarre Adventure :
On ne connaît que trop bien la perfidie de ce personnage absolument odieux. Le tristement célèbre parrain de la mafia, Passione, est une crapule dénuée de morale et d’éthique. Il n’hésite jamais à supprimer quiconque se dresse sur son chemin, obsédé par l’anonymat au point de semer la mort et la désolation, à l’image du diable, pour maintenir cet anonymat qu’il juge vital pour œuvrer en toute tranquillité dans les ténèbres.

Il existe pourtant une faille capable de faire s’effondrer tout son empire du crime, Trish Una, sa propre fille. Ainsi, sans même sourciller, Diavolo décide froidement d’éliminer sa propre fille pour préserver son identité secrète qui fait office de son véritable pouvoir. Il ne reculera devant rien pour accomplir cet acte abject. Rien de plus normal pour un méchant iconique de JoJo’s Bizarre Adventure, un véritable démon dénué de toute humanité.
3 – Gendo Ikari, Neon Genesis Evangelion
Impossible de parler de pères indignes sans évoquer Gendo. Manipulateur suprême, il abandonne son fils Shinji après la mort de sa femme pour mieux le rappeler quand il a besoin d’un pilote pour l’Eva.
Instrumentalisé, privé d’affection, Shinji n’est qu’un outil dans le plan dément de son père pour retrouver Yui via le Projet de Complémentarité. Gendo incarne la froideur clinique et la paternité sacrifiée à l’ambition personnelle. Un père qui vous dit « Monte dans le robot » pour mieux vous détruire.

2 – Kageto Daigo, Dororo :
Là, on s’attaque à du lourd, du très lourd. Seigneur féodal dans un Japon déchiré par la famine, Daigo Kagemitsu fit le choix lâche et dénué de toute morale de sacrifier son propre enfant. Cet odieux personnage n’a ni plus ni moins vendu littéralement son fils aux démons, par pur égoïsme.
Le nouveau-né, qui deviendra Hyakkimaru, se vit arracher ses membres par les démons. Au-delà du sentiment d’abandon, il vécut un calvaire insoutenable, il ne pouvait ni voir, ni entendre, ni parler, ni marcher, ni rien en fait. Sans la clémence d’une personne providentielle qui réécrira son histoire, son destin semblait scellé.

Certes, ce n’est là qu’une fiction, mais n’oublions pas que toute fiction s’inspire de la réalité, et cette réalité nous glace le sang. De là à imaginer qu’un père offrirait de son plein gré son enfant aux démons pour le dévorer, tout cela dans le seul but de prospérer… L’humanité peut parfois se montrer plus démoniaque que les démons.
1 – Shou Tucker, Full Metal Alchimist :
Que dire de ce personnage pourri jusqu’au dernier atome ? Il est certainement le pire des pères qui soient. Pour réussir son examen annuel d’alchimiste d’État, il a eu l’idée monstrueuse de transmuter sa propre femme, la transformant en une chimère douée de parole.
Il a ainsi intégré le corps d’élite des alchimistes d’État, mais à quel prix ? Son épouse fut réduite à l’état de créature hideuse et souffrante, voulant simplement mourir tant son agonie était insoutenable.

Non seulement il a commis le tabou ultime en pratiquant des expériences sur des êtres humains, mais il a littéralement sacrifié ce qui aurait dû être, pour lui, les personnes les plus chères à son cœur, sans la moindre hésitation ni le moindre remords.
Shou Tucker est indéniablement un être vil qui mérite amplement sa place au sommet de ce classement.
Conclusion :
Alors, lequel de ces pères vous a le plus fait grincer des dents ? Ce classement, aussi subjectif que passionnel, rappelle à quel point l’animation japonaise excelle dans la création de figures paternelles toxiques, absentes ou carrément monstrueuses.
Des savants fous aux empereurs manipulateurs, en passant par les brutes épaisses, ces dix personnages nous font paradoxalement mesurer la valeur d’une présence bienveillante.
Et si ces cas extrêmes restent heureusement de la fiction, ils nous poussent surtout à apprécier les vrais héros du quotidien, les pères (et les figures paternelles) qui, eux, choisissent d’être là, tout simplement.
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