Parler de l’influence du Seigneur des Anneaux sur la pop culture, c’est ouvrir un univers sans fin. Il est difficile de contester la place unique qu’occupe la fantasy. Il est difficile de contester la place unique qu’occupe la fantasy dans la pop culture. Qu’il s’agisse de films, animes, jeux vidéo, romans ou jeux de table, les succès sont innombrables et permettent de dessiner un imaginaire commun qui ne cesse de s’étendre.
Ainsi, nombreuses sont les œuvres qui ont bâti une culture fantastique et féérique qui a su enjoliver le quotidien de ceux qui veulent s’évader dans des mondes où les barrières s’effacent et où la seule limite reste celle que l’on accepte de se fixer.
Je peux le faire, je sais que je peux le faire. Je suis le gars qui réussit, os cassés ou pas… Quoi qu’il arrive… Je peux le faire ! Je peux me battre !
Kamado Tanjiro
Dans cet océan d’univers, un nom s’impose comme une référence fondatrice, une source inépuisable qui a irrigué tout ce qui touche à la fantasy contemporaine, « Le Seigneur des anneaux ». Ou, plus justement, l’univers de la Terre du Milieu, façonnée par la plume visionnaire de J.R.R Tolkien.
Tolkien, le seigneur des écrivains
Quand on y pense, l’univers de la Terre du Milieu est d’une richesse unique. On y trouve d’innombrables régions, peuples, créatures et conflits géopolitiques, voire théologiques. Tout cela reflète l’esprit imaginatif et créatif de son créateur, Tolkien, l’écrivain qui a su révolutionner la manière de raconter une histoire captivante à fort impact.
Nul besoin de retracer toute sa vie, le but n’est pas de rédiger une biographie après tout, mais il est intéressant de souligner le fait qu’il était un philologue, un passionné de mythes et légendes, un homme de foi, et dernier détail et non des moindres, un mari aimant, un romantique comme en fait rarement !

Tout ceci a impacté de façon drastique sa morale et par extension, son obsession à compter une histoire complète, détaillée, parfois complexe. Une histoire qui, plus important encore, cherche implicitement à pousser ses lecteurs à la réflexion, car elle leur apprend implicitement à distinguer le bien du mal, et surtout à cultiver, presque spontanément, un sens de la justice et de la bonté envers les plus démunis.
L’univers de la terre du milieu, l’essence même de la fantasy
Moult titres qui ont marqué la pop culture au fer rouge ont vu leurs inspirations se peaufiner en s’inspirant de l’univers de la Terre du Milieu et des nombreux récits que Tolkien, Le Seigneur des Anneaux n’étant qu’un joyau parmi d’autres.
Star Wars, The Witcher, l’univers de Donjons et Dragons, Baldur’s Gate et une liste incalculable d’œuvres doivent ouvertement une part de leur imaginaire à ce monde qui a su charmer les foules.
Il faut dire qu’un récit épique, embarque les lecteurs dans un voyage où danger et ténèbres sont à l’affut, où une quête noble ne peut être accomplie que par un groupe de héros, car les grands exploits ne s’accomplissent jamais seuls. Frodon ne serait jamais allé si loin sans son fidèle Sam.
Ce schéma de quête universel, James Joyce l’a sobrement baptisé le « monomythe » dans son roman Finnegans Wake.

Le concept est simple, une quête d’une importance existentielle, un voyage composé d’un départ, d’une confrontation aux épreuves aussi ardues les unes que les autres, et enfin du retour. Ce triptyque nous rappelle « aller et retour ». Un récit dans le récit, en somme. Et amusante coïncidence, l’histoire de Bilbo a été racontée par Tolkien en 1937, soit avant même l’invention du terme du « monomythe » par Joyce en 1939 et bien avant sa popularisation par Joseph Campbell.
Avec un peu de recul, presque toutes les histoires suivent, plus au moins, ce canevas. Qu’il s’agisse de jeux vidéo, de films, d’animes ou d’histoires à raconter, l’écho du monomythe résonne partout.
Un héritage qui confirme l’influence du Seigneur des Anneaux sur la pop culture
Les références de l’univers créé par Tolkien sont légion. Peu importe la forme d’art que l’on privilégie, il y a toujours un clin d’œil quelque part. Et ce n’est pas un hasard : à force de raconter les légendes de la Terre du Milieu, les récits de Tolkien ont presque rendu cet univers plus vrai que vrai.
Des épopées hautes en couleurs, portées par des personnages marquants, protagonistes, antagonistes, anti-héros et bien d’autres. Bref, la magie a bien opéré et elle a surtout réussi à réunir les gens.
Chaque génération redécouvre la Terre du Milieu à sa manière. Je l’ai rencontrée enfant, dans un vieux livre de poche écorné, et depuis, elle ne m’a jamais quitté. Tolkien n’a pas seulement écrit une histoire, il a offert un foyer à tous ceux qui, un jour, ont rêvé d’un ailleurs plus grand qu’eux. C’est pourquoi, le Seigneur des Anneaux et son influence sur la pop culture continueront de résonner à travers les âges.
Leave a comment