Dans les débuts des années 2000, le célèbre créateur de jeux vidéo controversé Peter Molyneux nous avait offert une pépite vidéoludique : Fable The Lost Chapters.
Un jeu à l’ambition démesurée et qui portait sur ses épaules la lourde responsabilité de réinventer le genre Action-RPG et de convaincre un public en recherche constante de nouveautés.
Laissez-nous vous parler un peu de l’un des meilleurs jeux de son époque, Fable, où chaque choix a ses conséquences, car les actes que vous perpétrez détermineront si les gens vous aduleront ou vous maudiront.
Une prédestiné à la grandeur
Si l’histoire peut sembler dans un premier temps assez cliché, elle est pourtant efficace, comme quoi, la simplicité peut parfois forger une solide intrigue.
Bref, le héros vivait paisiblement dans un village avec ses parents et sa sœur qu’il chérissait tant, mais un jour, une horde de bandits font un raid sur ce paisible village, la raison étant inconnue à ce moment de l’histoire on s’interroge pourquoi ?
Seul rescapé de ce massacre, nous incarnons l’enfant qui sera pris sous l’aile de Maz, un puissant mage qui nous sauvera et nous emmènera à la guilde des héros, où nous suiverons une formation pour devenir un puissant héros.

Plot Twist ! Nous découvrons finalement que ce massacre n’avait rien d’un hasard. Tout semblait répondre à un destin écrit depuis bien longtemps. En effet, l’existence du héros que nous incarnons, sa sœur et sa mère, font partie d’une machination qui nous dépasse, un destin qui trouve son origine dans une lutte ancestrale entre le mal absolu et le seul bastion qui puisse sauver l’humanité de son joug.
Un antagoniste de légende
Dans cet univers aussi coloré qu’il est sombre, d’une parfaite nuance entre bien et mal, où le lien de causalité est omniprésent, un peu comme dans notre monde en somme, où rien n’est complétement blanc ou noir.
C’est donc dans un monde vivant que le mal absolu à pris forme, et ce mal qui ronge le monde à un masque, des yeux perçants, et un capuchon rouge; Il a aussi un titre qui lui fait honneur “Jack of Blades”.
Jack of Blades n’est pas simplement le grand méchant de Fable. Il est une présence. Une ombre qui semble exister depuis toujours, observant Albion dans le silence avant de frapper lorsque le moment est venu.
Une entité dont l’existence semble défier le temps, un condensé de mal à l’état pur, avec un désir ardent de dominer toute chose.

Jack fait partie de la Cour, un groupe maléfique aux côtés de la Reine et du Chevalier de lames, venus d’un autre monde pour dominer Albion. Mais ça, c’est une autre histoire !
En ce qui concerne l’histoire de Fable The Lost Chapters, il n’a cessé de manipuler, tuer, trahir, mentir dans le seul but de dominer le monde des vivants, car son existence dépasse la frontière entre la vie et la mort.
Déjà vaincu autrefois par le premier Archon, William Black, Jack refuse cette fois de reproduire les erreurs du passé.
Car William avait réussi à détruire complètement la Reine et le Chevalier des lames ; seul Jack réussit à tromper la mort en scellant son esprit dans son masque. Pourtant, la Reine était réputée être la plus forte de la Cour.
Le cas de Jack of Blades nous rappelle énormément un autre antagoniste qui n’a cessé de tromper la mort. Les amateurs du Seigneur des Anneaux y verront d’ailleurs quelques ressemblances avec Sauron, lui aussi lié à un artefact ayant survécu à sa propre disparition.
Une ambiance unique
Albion dégage une atmosphère que peu de RPG sont parvenus à reproduire. Car ce dernier est enjolivé par une bande-son sublime tout au long du jeu, passant de l’épique au nostalgique, ou du mélancolique au joyeux. Une palette sonore qui insuffle une véritable âme au jeu.
Les différents villages présents dans ce titre font ressentir au voyageur que nous sommes une véritable sensation de progression. Les villageois disposent tous d’une routine quotidienne qui leur est propre : les enfants jouent, vont à l’école, les adultes travaillent, vont à la taverne… C’est une véritable prouesse pour l’époque. On rappelle que le jeu est sorti en 2004.

Des décors qui changent selon les différentes zones du jeu, allant d’une ambiance joviale dans les tavernes et les villages à une désolation totale dans les cavernes lugubres, en passant par des endroits sinistres tels que les cimetières.
Tout ceci est saupoudré par un humour anglais qui mélange l’ironie et le ridicule, et c’est diablement efficace. Je me rappellerai toujours de cette demoiselle qui se lamentait sur la plage d’Oakvale, qui attendait le retour de son mari et qui, une fois l’héritage de ce dernier reçu, change complètement de ton et nous laisse pour aller noyer son chagrin dans le shopping. Comme quoi, l’argent durcit même les cœurs les plus tendres.
Et qu’en est-il du gameplay ?
Là encore, le jeu fait fort. Manette en mains, le jeu est plaisant. On peut bien évidemment manier des épées légères ou des armes lourdes, comme des marteaux, des épées lourdes ou des massues. Nous manions aussi bien l’arc, avec différentes améliorations, que la magie, probablement l’aspect le plus spectaculaire du système de combat.
Rien n’empêche d’ailleurs de combiner ces trois styles de combat afin de créer son propre héros et de diversifier davantage le gameplay. On peut, par exemple, utiliser un sort de boost qui nous fait entrer en mode berserk et manier l’épée pour infliger plus de dommages et gagner en rapidité.
À côté de ça, il y a aussi un système de drague, de mariage et de housing, qui viennent étoffer le contenu.
Objectivement, Fable est une véritable pépite pour son époque. L’histoire est bien équilibrée, avec un ton sérieux, un ton humoristique britannique, moult trésors à déterrer, oui oui, littéralement déterrer, des quêtes annexes, des portes magiques qui parlent et dont les énigmes nous ont bien fait marrer à l’époque ! Ah, que de souvenirs !
Pour conclure
Plus de vingt ans après sa sortie, Fable reste l’un de ces rares jeux capables de nous replonger instantanément dans un univers que l’on croyait avoir quitté. Malgré les années, Albion conserve toujours cette magie si particulière. Espérons que le prochain opus saura retrouver cette même âme.
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