La saison 4, baptisée Reign of Talon – Heroes of Busan, est sortie le 11 août 2026. Son ambition est claire, donner à cette saison une identité plus forte qu’un simple lot de cosmétiques. En conséquence, quoi de plus intéressant que de miser sur un nouveau personnage, et cette fois c’est du lourd, carrément !
S’étirer. S’hydrater. Dominer. Exactement dans cet ordre.
D.Mon -MEKA SQUID-
Après un recul de quelques jours, il est encore un peu tôt pour parler d’un bilan définitif de la méta ou de la capacité de la saison à retenir les joueurs jusqu’à son terme. En revanche, on peut déjà juger la qualité de son lancement, et sur ce point, Overwatch part avec de bons arguments.
D.Mon est-elle une vraie réussite ?
Parlons peu, parlons bien. Lorsque je mentionnais le lourd de cette saison, je parlais d’un méca gigantesque de la nouvelle camarade de D.va, la nouvelle D.mon, de l’escouade MEKA. Sont kit combine une épée, un bouclier, des propulseurs et une arme à distance, avec un ultime conçu pour faire avancer toute l’équipe. Sur le papier, il s’agit d’un Tank capable d’alterner entre pression rapprochée, protection et engagement rapide.
Cette polyvalence est intéressante parce qu’elle correspond bien aux besoins d’Overwatch, créer de l’espace, protéger les alliés et imposer le rythme d’un combat. D.Mon semble avoir une identité plus lisible que certains héros dont le rôle dépendait trop d’une situation précise.

En somme, c’est un héros polyvalent qui peut devenir très puissant entre les mains d’un joueur expérimenté tout en restant moyen dans les parties classiques. Après quelques jours, il serait donc prématuré de la déclarer dominante ou décevante. Le bon verdict, pour l’instant est mitigé, D.Mon est prometteuse, mais son équilibre réel dépendra de la découverte de ses interactions et de la qualité de la coordination d’équipe.
Busan et Eichenwalde retrouvent de l’intérêt
Une autre bonne surprise de la mise à jour vient des cartes. Busan évolue visuellement après l’attaque des Junkers et de Talon. Les rues endommagées, les graffitis, les débris et les réparations de la base MEKA donnent davantage de contexte à la carte. Les joueurs peuvent même découvrir la chambre de D.Mon et la salle d’améliorations de son mécha.
Ce genre de modifications ne change pas nécessairement le jeu en profondeur, mais il renforce les sensations d’un monde qui avance. Overwatch gagne lorsqu’il relie ses cartes, ses héros et ses événements à une même histoire. Busan ne ressemble plus seulement à un décor familier, elle devient une conséquence directe des événements de la saison.

Eichenwalde bénéficie, de son côté, de nouvelles routes et de possibilités de déplacement autour du premier point de passage. L’objectif annoncé est de fluidifier la navigation sans dénaturer la carte. C’est une approche pertinente, plutôt que de remplacer entièrement des environnement connus, Blizzard tente de corriger les zones qui pouvaient ralentir les parties ou favoriser des affrontements trop prévisibles.
Tous ces ajouts accentuent le côté vivant du jeu et le rendent bien plus intéressant et intriguant.
Le Battle Pass est plus souple, mais pas forcément plus généreux
La refonte du Battle Pass est un changement assez conséquent pour les joueurs qui reviennent régulièrement sur Overwatch. Après une piste introductive, il devient possible de choisir l’apparence légendaire à poursuivre en priorité. Cette liberté règle une frustration ancienne, ne plus devoir suivre une progression strictement linéaire pour atteindre la récompense qui nous intéresse.
Sur le plan de l’expérience utilisateur, le gain est réel. Un joueur attiré par une apparence précise peut mieux organiser son temps et éviter de débloquer des éléments dont il ne veut pas. Les détenteurs du Pass Premium bénéficient également d’un Tier Hack, utilisable une fois par Pass, pour échanger une récompense légendaire éligible contre un cosmétique de la sélection prévue.

Le problème vient de la distribution des devises. Selon Polygon, 400 pièces Overwatch et 30 Mythic Prisms sont désormais regroupés dans la piste finale, accessible seulement après avoir terminé les pistes précédentes.
En somme, avec cette mise à jour, la progression est plus personnalisable, mais elle devient aussi plus exigeante.
L’événement MEKA apporte-t-il suffisamment de variété ?
L’événement Shooting Star : My MEKA Mania s’étend sur trois semaines. Il permet de choisir un pilote, de réaliser des défis, de gagner des récompenses et de voter pour son membre préféré de l’escouade MEKA. Chaque piste terminée contribue à faire progresser l’histoire et peut ouvrir des récompenses supplémentaires.

L’idée est intéressante, car elle donne une dimension narrative à un événement qui aurait pu se résumer à une suite de défis. Elle encourage aussi les joueurs à revenir plusieurs fois pour découvrir les différents pilotes. Reste à voir si la structure tiendra sur la durée, un événement réussi doit proposer une vraie variété d’activités, pas seulement multiplier les objectifs quotidiens.
Conclusion
Alors, cette mise à jour vaut-elle le coup ?
Eh bien, oui mais il y a un hic. Pour les joueurs actifs, la saison 4 offre suffisamment de nouveautés pour justifier un retour, D.Mon renouvelle le rôle de Tank, Busan a une identité renforcée, Eichenwalde évolue intelligemment et le Battle Pass est plus flexible.
Pour les joueurs occasionnels et qui ne dépensent pas d’argent sur le jeu, le tableau est moins convaincant. La liberté de choisir ses récompenses est appréciable, mais elle ne compense pas entièrement le déplacement des pièces et des Mythic Prisms vers la fin de la progression. Le contenu est plus séduisant que la structure de récompense.
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